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. __ Je bande magnétique ___ .


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# Posté le lundi 02 novembre 2009 11:13

Modifié le samedi 07 novembre 2009 16:25

A force de m'abandonner en toi, j'ai finit par me perdre.

 A force de m'abandonner en toi, j'ai finit par me perdre.
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[ x ] Lolita Go Home
[ x ] Jane Birkin



Cette nuit là, et toutes mes envies me bouffaient. Une impression de vide, et la peine coulait de mes yeux. La douleur de le savoir heureux, moi je crève, ça fait des mois que j'ai mal. J'ai mal de lui, son bonheur me ronge. J'ai les séquelles de sa perte au creux des reins; au creux du bras, les balafres de mes amours mortes.

Cette nuit là, et la cigarette qui se consume au bord de mes lèvres. Une sensation de vide et la tristesse qui coulait sur mes joues. La souffrance de le savoir si loin, moi je meurs à petit feu, ça fait longtemps que j'ai mal. J'ai mal de lui, son abandon me ronge. J'ai les séquelles de son prénom au fond de la gorge; au creux de ma peau les traces de mes amours perdues.

Cette nuit là, et un instant je me suis vue debout, entre la vie et la mort. Debout, en équilibre sur la rambarde. Debout, et déjà ailleurs. J'ai basculé, j'ai vacillé. J'ai frissonné, du froid de novembre et de mon coeur, vide et gangrené. J'ai vacillé, cette envie de m'en aller mourir, de m'en aller. Noir, autour de moi. Et cette pulsion. Vaciller. Saute! Saute, je m'en remet au vent, et mon corps mutilé cinq étages plus bas. De toute façon, une partie de moi est déjà morte. Et je n'veux pas vivre. Je veux beaucoup plus.


Et franchement, j'aurais souhaité ne jamais te rencontrer.


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# Posté le lundi 26 octobre 2009 16:19

Modifié le jeudi 29 octobre 2009 15:30

Leony L. et sa défonce quotidienne.

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- L'amour m'a toujours fait des blagues. Et je suis dingue.
- À quel point?
- Au point d'hésiter a questionner la voyance du 81212 pour savoir si nous sommes fait l'un pour l'autre.
- Et tu l'a fait?
- C'était une simple vérification.
- Tu l'aimes ?
- J'en suis d'ailleurs malade.
- T'es foutu.
- Mais je le vois demain.
- Mon dieu. Qui m'a collé une idiote pareille?! Tu en avais un dans la peau, y'a pas si longtemps. Et en voilà un autre, il est peut etre même pire. Il se fiche de toi.
- Ils le font tous. Mais je le veux.
- Tu auras mal.
- J'ai l'habitude.
- Tu viendras encore me pleurer dans les pattes.
- Comme toujours.
- Arrête tes conneries. L'ado enthousiastes redeviendra un ado dépressive.
- Une ado amoureuse. Je me fous de ce que je peux bien devenir, de ce que les autres peuvent bien penser. Leurs avis m'indiffèrent. Seul le sien ...
- ...Tu l'as vu, le sien ?! Il est aussi méprisant, dédaigneux que celui d'un seigneur pour une esclave. C'est ca que tu es ? Toi qui te targues d'être une originale, ne vois tu pas que tu n'est plus qu'une pauvre petite chose soumise ?
- Soumise a quoi ? Je ne me soumets pas. J'aime.
- C'est ce que tu crois. Cette connerie, ce n'est pas de l'amour. C'est un frisson qui te monte a la tête. Tu ne l'aimes pas. Tu l'imagines.
- Tais toi.
- Tu aimes un fantome qui n'est pas Lui.
- Tais toi.
- Tu aimes un personnage que tu a inventé, comme tous les autres. Tous ces personnages qui t'entourent, dont tu rêves. Il est l'un des leurs. Ces ectoplasmes que tu affectiones, que tu paufine, que tu connais, il est de ceux-la.
- Tais toi !
- Oui, il a bien le même visage. Mais dans tes rêves,il ne reagit pas comme cela. Pas vrai ? Oui, tu l'inventes, et tu n'arrives plus a différencier la réalité du songe !
- Tais toi !
- Tu aimes un garcon d'écriture. Un garcon que tu as crée. Il n'est pas pareil.
- Tu te trompes. Et tu ne me convaincras pas.
- Peut-être. Je ne sais plus que penser. Tu rêve trop. Tu rêve trop de lui. Tu imagines trop. Tu ne crois pas que tu l'idéalises ?
- Non, je suis consciente de ses défauts, et je les aime.
- Mais tu les adoucis.
- Je ne suis pas fou.
- Et moi, pas folle.
- Je suis perdu.
- Moi aussi. L'amour m'a toujours fait des blagues. Et j'aime pas les blagues.


Dialogue entre le C½ur et la Raison.





L'idée des deux photos vient d'ici [ x ]
Leony L. et sa défonce quotidienne.

# Posté le samedi 10 octobre 2009 12:07

Modifié le samedi 24 octobre 2009 04:48

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[ x ] Dr. Jekyll & Mr. Hyde
[ x ] Serge Gainsbourg


____Nul ne sait qui je suis, nul ne sait d'où je viens, nul ne sait où je vais. À qui me dira «Moi je suis au courant. Moi je sais qui tu es, d'où tu viens, où tu vas» eh bien, à celui-là, je lui dirai «Et l'autre? Pour l'autre, tu sais?». La réponse première que cette personne m'apportera sera quelque chose comme «Il n'y a pas d'autre. Et quiconque te dirait le contraire aurait bien tort». L'autre, c'est moi. Moi et moi. L'autre, c'est la chose. C'est l'innommable, l'impensable. L'intouchable, et l'impalpable. L'autre, c'est cette chose que j'effleure. Une surface polie de verre lisse. L'autre n'est ni laide, ni belle. L'autre fait partie de moi, et je fais partie d'elle. L'autre coule en mes veines et bat en mon coeur. L'autre me parle, je lui répond. Elle ne dit pas grand chose, mais me fait vivre. L'autre suit mes mouvements et m'en impose quelques uns.

____Quand je vois l'autre, dans le miroir de mes pensées, je me dérobe à elle. Quand je regarde l'autre, grâce au miroir de mon esprit, elle ricane. Elle ricane, je l'aperçois. Elle se joue de moi. Et au travers des traits de son visage, dans le reflet insolent des échos de son rire, je l'observe. Elle n'est pas humaine, mais il y a malgré tout, au delà de sa matière rongée par la douleur, par l'inconstance et l'inopérable noirceur de tout son être, quelque grotesque et morbide esquisse suffocante d'une laideur travestie de la beauté.

____Elle me fascine, l'autre. Et je crève de me savoir incapable de fermer les yeux face à elle. Mes yeux, ensorcelés par ses orbites vitreuses qui se vrillent ignominieusement devant les miennes. Mes yeux, jamais ne se fermeront-ils? Condamnée à distinguer indistinctement cette chose, cet objet terrible. Et dans ces moments là, mes instants d'agonie, je sens sa présence. La répugnante et macabre charogne, à quelques centimètres de moi. Que dis-je! En moi. Dans l'horreur suprême de ces quelques secondes, je sens son souffle dans mon cou, son haleine sur ma peau. Sous ma peau. Et elle me susurre «Je suis toi, je viens d'ailleurs, et je vais où tu vas.»


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Aparte: Je ne suis pas une pute au point d'assumer pleinement mes fautes.

# Posté le vendredi 02 octobre 2009 16:19

Modifié le samedi 10 octobre 2009 18:12

C'est une histoire de dingue, une histoire bête à pleurer.

*****Je suis logique et je suis folle, je suis forte et pourtant faible. Belle et d'une laideur ! Je t'aime à la folie et je te hais de tout mon c½ur. J'ai envie de toi, et je n'me donne pas. J'ai envie de tes bras, et je n'm'y suis jamais abandonné. Je me suis jeté du haut du ciel sans y être jamais allé. Je me suis brisé les os et je peux quand même avancer. Si tu savais comme j'ai mal alors que ça ne me fais rien ! Je ris aux éclats mais j'ai envie de pleurer. J'ai envie de crever tellement je suis abîmée. Et regarde mon corps, il est intact. On peut en voir l'intérieur grâce à mes blessures faites au rasoir. Oui, je suis contre la scarification. Je te tutoie, est-ce qu'on se connaît?


*****Je vais devenir none. Et la prochaine soirée à laquelle je vais, je veux boire jusqu'a ne plus voir qui va me déshabiller. Je pense à toi sans te connaître, je pense à toi en tant que cible. Je te fais du mal, mais tu sais, je t'aime ! Non, je plaisante, j'en suis bien incapable. Quand on me parle d'amour, j'ai l'impression d'entendre des menaces. Je veux que tu m'épouses, je te dirai non sur l'autel. Les cigarettes, c'est fini. J'en suis à deux paquets par jour. Je ne sais pas ce que je veux, pourtant je n'hésite jamais. Cette fille, je ne la supporte pas, et c'est ma meilleure amie. Je deteste les chats, je voudrais en être un. Traite moi de pute, je m'en fiche, dis moi que j'ai tort je fond en larmes.


*****Je suis ponctuelle avec une heure de retard. Je suis hypocrite en te disant ce que je pense. Je veux un homme dans me vie, et je vais devenir lesbiennes. En étant misogyne, bien entendu. Je suis gourmande en enchaînant les crises d'anorexie. Je hais la vodka, j'en bois tous les jours. Fais moi du mal, que je puisse sourire. Le sexe est le seule arme dont je dispose, je m'en sert tout le temps. Et je suis encore vierge. Je suis celle que tout le monde veut baiser, et pourtant on me trouve laide. Èlue meilleur produit de l'année, je suis inconsommable. Mon péché c'est la luxure, je ne me donnerai pas avant le mariage. Je n'fais que te mentir en te disant la vérité.


*****Je suis le blanc et puis le noir. Tout ce qu'il y a de plus détestable. Et pourtant certains tiennent à moi. Je suis le jour et puis la nuit, je suis la lune et le soleil. Je suis le fêtard et puis le couche-tôt. Je suis l'homme et puis la femme, je suis le bien et puis le mal, je suis le yin et puis le yang. Lucide et incohérente. Manique et désordonnée. Caractérielle et facile à vivre. Possessive et indépendante. Influençable et puis bornée. Je suis ivre, je n'ai rien bu. Indifférente, intéressée. Amoureuse sans sentiments, sadique et maso, sauvage et câline, primaire et réfléchie, animale et humaine. Lucide et parano'. Les opposés s'attirent, je ne suis qu'avec ceux qui me ressemble. D'ailleurs je ne suis pas. Par contre je pense. Je ne pense pas donc je suis. Chronomètre et compte à rebourd. Tu avances et tu recule.




Mais comment veux-tu que je t'encule?


[ x ] Flathead
[ x ] The Fratellis
C'est une histoire de dingue, une histoire bête à pleurer.

# Posté le lundi 24 août 2009 03:23

Modifié le dimanche 27 septembre 2009 06:32

Dieu est un Fox Terrier à poils durs.

Dieu est un Fox Terrier à poils durs.
[ x ] Optimistique-moi
[ x ] Mylène Farmer



Hey, je suis là également [ x ] :)



J'aimerais bien être une princesse. Vivre seule, recluse, dans un château magnifique, coupée du monde. N'être connue de personne, n'être aimée de personne. Ne connaître personne et n'aimer personne. Ne pas connaître ces sentiments, l'amour, la haine, la tristesse, la joie. Rien de tout ça. Une princesse vide dans un château vide. Je voudrais déambuler des jours entiers dans des couloirs sombres, infinis et toujours différents. Ne ressentir ni la peur, ni l'ennui. Être empreinte d'indifférence. Ne pas être curieuse, ne pas être calme, ne pas être vive. Ne pas être folle, ne pas être belle, ne pas être laide. Pouvoir être comparée à une rose du Bengale, sans épines et sans parfum. J'aimerais avoir les yeux éteints. Avoir la tête vide. Comme une poupée sans âme. Et puis mourir un jour, sans avoir connu la chaleur du corps d'un homme. Mourir, sans avoir eu goût à rien, sans avoir été marquée par quelque événement. Mourir, sans autre chose en moi que ces couloirs immenses, que les murs de ce château, que l'absence de tout. Mourir comme une plante. Mourir vide. Mourir sans crises de larmes autour de moi. Mourir sans manquer à personne. Mourir comme tout le monde devrait mourir.

# Posté le samedi 22 août 2009 10:40

Modifié le dimanche 30 août 2009 07:21